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Deux semaines plus tôt, Cléa arrivait à destination de l'aéroport d'Héraklion pour y passer ses vacances d'été. Situé en Crète, elle logerait dans un hôtel style Club Med, appelé l'Akti Zeus. La température extérieure comptée parmi les plus élevés d'Europe, pour le plus grand bonheur de Cléa qui ne rêvait que d'une chose : pouvoir se prélasser au soleil, puis de temps à autres, s'offrir un petit plongeon dans une mer aux températures toutes aussi alléchantes.
Quand elle fit la rencontre d'autres jeunes de son âge vous vous imaginez bien que les vacances tranquilles à bronzer tombèrent quelques peu à l'eau... Fini le sable chaud, les cocktails tranquillement sirotés, les siestes au son de la douce mélodie des vagues. Laissons place à des vacances dignes d'une sitcom Américaine, avec chagrins d'amour, crise de fous rires, crêpages de chignons et délires en tous genres. Certes c'est bien plus distrayant, mais beaucoup moins reposant ! M'enfin quand on est jeune on a toute la vie devant soit pour se reposer...
Comme dans toutes vacances qui se respectent, nos chers adolescents, face à cette chaleur étouffante, furent pris d'une crise aiguë de sécrétions hormonales. Voilà ti pas que des couples se formait et se déformait à longueur de journées. Un vrai case tête chinois que d'énumérer tous les couples qui se créèrent durant cette première semaine de vacances. Comme Moi, votre très chère narratrice que je suis, n'ayant pas eu vent de toutes les « amourettes », oh combien nombreuses ; je vous dispenserais des nombreuses et ne traiterait que d'une. Une seule histoire. Celle de Cléa Sandide.
Cléa, en pinçait grandement pour un dénommé Pierre qu'elle rencontra le jour de son arrivée en Crète. Leur relation était d'abord une grande histoire d'amitié. Ils passaient la plus grande partie de leur temps à se chamailler, se chatouiller, se bagarrer...Bref, ils étaient vraiment très proche. Trop proche pour qu'on les qualifie d'amis, mais pas assez pour former un couple. Chaque jour s'achevant, leurs intentions l'un envers l'autres n'étaient que plus explicitent que la veille, leurs regards plus insistants, et leurs chamailleries, à l'origine provoquées pour l'amusement général, avaient pris une tournure complètement différente... Maintenant ce n'était que prétexte pour effleurer l'histoire d'un instant la peau de l'autre dans un geste qui se voulait anodin, une bonne raison pour partager un moment privilégié où ils se laisseraient aller, exprimant ainsi leur attirance mutuelle.
Alicia, arrivée il y a quelques jours dans la bande, avait déjà trouvé ses marques. Elle n'était pas indifférente au charme que dégageait Pierre et dévouait toute son attention à sa séduction. Cléa qui jusque ici, se contentait de sa relation tel qu'elle était avec Pierre, avait trouvé une sérieuse concurrente dans Alicia. Elle était tout le contraire de Cléa, extravertie, provocante, et dépendante. De plus, elle avait un physique qu'elle mettait parfaitement en valeur, dans un style très « Fashion ».
Ce qui agaçait le plus Cléa, c'est que le jeu d'Alicia avait un grand succès auprès de Pierre. Il avait changé son attitude du jour au lendemain, et stoppé tous jeux qui se voulaient ambiguë. Cléa se sentait maintenant obligée d'agir. Elle ne pouvait pas laisser Alicia arriver à ces fins, alors que Pierre et elle avaient une relation si spéciale, il y a encore deux jours de cela. Il fallait qu'elle le récupère. Etait-il trop tard ? Peu importante pour le moment, elle ne préférait pas se risquer à cette question pour l'instant, surtout qu'elle y aurait bien réponse tôt ou tard... L'idée de rester les bras croisés en attendant gentiment que Pierre daigne lui jeter un regard, ne lui était plus envisageable. C'était un trait de caractère très commun chez Cléa ; elle attendait patiemment que les choses se passent, mais quand un moindre obstacle survenait, elle se lançait corps et âme pour rattraper ce qu'elle risquait de perdre. Comme de nombreuses personnes, elle avait le défaut de ce rendre compte de l'importance des choses une fois perdus...
Ce soir Alicia se rendait en dehors de l'hôtel pour une excursion nocturne. Cléa profiterait donc de son absence pour révéler ses sentiments à Pierre. Mais comme elle ne fait jamais les choses à moitié, elle décida de sortir le grand jeu. Elle se vêtu d'une robe dans les ton bleutés afin de faire ressortir sa peau claire. Son maquillage reposait uniquement sur la mise en valeur de son plus grand atout: ses yeux, elle avait des yeux d'un bleu magnifique, qui faisaient rougir quiconque qui si aventurait trop longtemps. Pour finir, elle attacha ses longs cheveux satins à la va vite, afin de ressortir les traits fins de son joli visage. Dans cette tenue, elle montrerait à Pierre l'importance de la soirée tout en restant elle même. Cléa ne faisait pas partie de ces filles qui ne vivent que pour porter les derniers vêtements en vogue. Elle aimait être jolie, mais aimait tout autant son confort.
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Elle se rendit devant le restaurant de l'hôtel, qui était en réalité un self service où l'on trouvait une restauration qu'on pouvait qualifier des plus épouvantables. Les adolescents avaient fait frais à plusieurs reprises de cette nourriture douteuses. Grand nombres s'étaient risqués à des plats à l'aspect assez satisfaisant et étaient restés cloués au lit toute une soirée, faute d'indigestion. Quoiqu'il en soit, c'est ici même, devant se "restaurant", que la bande avait l'habitude de se retrouver. Tout le monde était déjà présent quand Cléa fit son apparition. Une apparition particulièrement remarquée par la gente masculine. Bien qu'elle fut de nature coquette, ce soir là, elle s'était surpassée. Pierre, qui était loin d'être le seul, la dévisagea de la tête aux pieds. Il égara son regard sur des parties de son corps qu'il n'avait jamais osé regarder jusque là. Il était totalement subjugué par la simplicité et féminité qu'elle dégageait si bien à la fois. Cléa fut un peu gêné du regard insistant du garçon, mais après tout « je l'ai voulu je l'assume » pensa t-elle. Aussi elle décida d'en jouer.
Pierre, tout en continuant de la relooker : T'es... Resplendissante... Epoustouflante.... Magnifique quoi ! Il se sentit de suite gêné d'avoir été aussi direct dans ses propos et détacha son regard à contre c½ur du corps de la jeune fille. Derrière son côté séducteur se cachait une personnalité très timide. Il s'en voulait de s'être emporté, mais sur le moment il n'avait pu se contenir.
Cléa ,elle, était amusée du trouble qu'elle avait occasionné sur le jeune homme. Elle se sentait rassurée de voir qu'il n'était pas insensible à son charme, et sentit d'un coup un courage s'imprégner en elle. Elle était prête pour oser plus.
Cléa, prenant un fau ton modeste : Oh tu sais c'est trois fois rien. Une simple robe... J'te rappel que c'est pas la première fois qu'tu m'vois en robe!Pierre : Une simple robe? Tu t'fou d'moi la j'espère ? Cette robe elle n'a rien de simple ! Si elle faisait une quinzaine de centimètres en plus, LA j'srais d'accord ! Et encore...Cléa : Tu trouves ça trop provocant ?Pierre : Non.Non ! C'est... Parfait...Elle te va à ravir...Les deux adolescents baissèrent la tête à ces paroles. A chaque fois qu'il se laissait emporter par leur attirance il se créait une gêne tel qu'ils ne pouvaient plus se regarder, ni se parler.
Pierre, osant relever sa tête pour soutenir son regard : Ce qui m'intrigue, c'est de savoir pour qui tu t'es habillé comme ça....Cléa : Pourquoi est-ce qu'il faut une raison particulière ?... Je me sentais d'humeur à sortir cette robe... Comme c'est pas vraiment à Paris que j'ais l'occasion de la mettre... Je me suis dis « Pourquoi pas ».Pierre : T'évites ma question là. Moi je t'ai demandé pour QUI et pas POURQOUI. La jeune fille ne répondit pas à sa question. Trop contente qu'il ait remarqué la subtilité, Elle se contenta d'afficher un sourire discret qui n'échappa pas au jeune homme.
Pierre, amusé : Aaaah ! Je crois que je t'ai démasqué ...Bon alors tu me dis qui c'est ce veinard ! A moins que tu veille que je te tire les vers du nez ?...Je t'assure que je m'en ferais un plaisir ... Il dit ces dernières paroles tout en s'approchant d'elle doucement ,et en faisant mime de la chatouiller.
Cléa : J'espère que t'es déterminé, parce'que c'est pas avec tes guilis à la noix, qu'tu va me faire parler. Sur ce, elle fit un demi tour sur elle-même et s'éloigna du garçon qui resta là l'air penaud avec le sourire au coin des lèvres. Après un petit temps de réaction il lui courut après et quand il l'eue rattrapé, il la coinça dans un petit coin isolé de tous.
Pierre : Là tu peux plus m'échapper... Il la fixait d'un regard très exagéré. Cléa se sentait bien, très bien ... Elle devait lui dire ce soir et le moment lui semblait idéale... Ils étaient l'un contre l'autre; leurs visages séparés par seulement quelques centimètres... Quelques malheureux centimètres. Elle pouvait même sentir son souffle sur elle. Il la fixait toujours et elle mourait d'envie de poser ses lèvres contre les siennes.
Cléa : Tu veux savoir. C'est ça ?Pierre : Rooo ! T'as pas fini de tourner autour du pot ?! Son regard ne la quittait pas... Il le savait. Il le sentait. Il ne s'y intéresserait pas autant s'il ne s'attendait pas à quelque chose en retour... Elle osa finalement poser son regard d'un bleu électrique sur lui. Contrairement à d'habitude il le soutenu. Ils se regardaient comme jamais il n'avait osé jusqu'auparavant. Les événements qui allaient sen suivre était connus d'eux deux. Il n'y avait pas de mystère, pas de doutes, ils allaient s'embrasser. Pour l'instant ils profitaient du moment, faisant durer le suspense pour rendre ce qui allait s'en suivre encore plus merveilleux.
Alicia, débarquant : Ha ! Je t'ai enfin trouvé. Ça doit bien faire 10 minutes que je suis à ta recherche! (Constatant la gêne sur le visage des deux adolescent) ...Je dérange ?...
Pierre, en reconnaissant le timbre de voix d'Alicia, se dégagea en une vitesse lumière de Cléa pour finalement lui tourner le dos, et faire face à Alicia.
Pierre : Alicia! Ma chérie! Tu sais que tu commençais à me manquer. J't'assure c'est pas des cracks ! Alors comme ça tu me cherchais... J'espère que c'est pour m'annoncer une bonne nouvelle.Alicia affichant un grand sourire: Arrêtes tes bêtises...Pierre: Je ne plaisante jamais avecl'amour...Cléa ne supporta pas plus le jeu du garçon, elle s'en alla vexée et sans dire bonjour à Alicia. Comment pouvait-il insinuer qu'elle lui manque alors qu'il y a une minute de cela, il avait faillit l'embrasser ? Comment pouvait-il oublier le moment qu'ils avaient faillit partager au profit de cette fille ? Comment osait-il même employer le mot « Amour » sans même le penser ? A moins qu'il ne le pense vraiment... Dans ce cas pourquoi la laisser espérer ? Une chose était sûr, c'est que la jeune fille ne ressentait plus la confiance qu'elle avait eu en début de soirée. Elle était complètement perdue et trouvait le jeu qui s'était créé entre les deux adolescents de plus en plus malsain... S'ils continuaient sur cette voie, quelqu'un pourrait en souffrir, et elle était bien partie pour être la victime de cette histoire...
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